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HOMMAGE
À ANDRÉ BRINDAMOUR
LORS DU SERVICE RELIGIEUX DE DÉCÈS CÉLÉBRÉ
LE 1ER FÉVRIER 2005
(Témoignage lu par Guy, fils d'André)
Au nom de ma mère, ma sur et mes frères, je remercie tous
ceux et celles qui sont venus depuis hier nous témoigner leur sympathie.
Je ne crois pas que l'on puisse laisser partir un être aussi exceptionnel
qu'André sans lui rendre hommage. Cet hommage s'intitule : André,
mon héros, ma source d'inspiration. C'est une réflexion personnelle,
mais elle traduit la pensée de l'ensemble de ma famille.
André, c'est d'abord le commerçant, l'entrepreneur. C'est aussi
l'homme public, en commissaire scolaire engagé. Mais, c'est également
André, l'homme de famille, l'animateur de nos fêtes. André
le commerçant, c'est André l'entrepreneur fier qui veut gagner
sa vie de lui-même. Ce sont les Boucherie Brindamour, la première
à Québec et l'autre à Beauport. Je me souviens de mon
père offrant le service au comptoir de la boucherie et je me rappelle
que les clients appréciaient sa politesse, sa gentillesse et son tact.
Il a exploité ces entreprises si bien qu'avec Madeleine, il a pu nous
combler, ses six enfants et nous permettre de réaliser nos rêves.
Il s'est également offert, année après année,
des vacances sous le soleil du sud.
Quand le commerce fermait le soir, c'était André l'homme public,
le commissaire scolaire engagé. Je me souviens de ces journées
d'élection de commission scolaire. Ces grandes tables installées
dans la maison avec les listes d'électeurs et l'équipe d'André
qui téléphonait dans les résidences pour que les gens
aillent voter. À voir ce comité organisateur, on aurait crû
que c'était Duplessis qu'il voulait battre. C'était André
le leader, le rassembleur, l'orateur.
Ses talents d'orateur, il les mettait aussi à profit dans les fêtes
de famille. C'était André l'animateur. Je le revois, devant
le miroir, le visage couvert de mousse à raser, chanter Aznavour, Brell,
Brassens et Bécaud comme s'il était sur la scène. André,
c'était un peu comme un artiste, un vrai, qui se donnait totalement
pour nous faire rire. Chez les Brindamour, chez les Rusk, chez les Zuorro,
les Beaulieu, les Roy, les Gingras, les Racine, les Vaillancourt, les Boutet,
les Dion, les Bell, les Paquet et les autres, quand il était de la
fête, on ne s'ennuyait pas. Il était le roi. Son sens de l'humour
était remarquable, son mot juste et opportun.
Plusieurs se rappelleront lorsqu'il prenait la parole sans préparation
dans les fêtes de famille avec au creux de la main ce fameux bout de
papier sur lequel il n'y avait jamais rien d'écrit. Tous, mes amis,
mes beaux-frères, mes belles-surs m'ont répété
depuis toujours qu'il était une personne spéciale, attachante
et remarquable.André a eu une vie bien remplie. On peut le laisser
partir en paix. Que ce soit André le commerçant fier et combattant,
André le commissaire d'école engagé, leader et rassembleur
ou André l'homme de famille, l'artiste, l'animateur, il était
un être exceptionnel, une personne d'exception et il reste pour moi,
encore aujourd'hui, mon héros et une source profonde d'inspiration.
Je vous demande d'applaudir André avec moi.